Écrit par :
Eric le 4 novembre 2011 • Classé dans :
Mao
On aura remarqué que les applications concrètes des plugins VST et VSTi semblent couvrir tous les domaines musicaux jusque là réservés aux dispositifs hardware: séquenceurs, éditeurs de partition, simulateurs d’ampli, effets, instruments, et j’en passe… Le domaine des émulations d’instrument de légende n’est pas en reste et certains plugins VST sont absolument crédibles au niveau de la sonorité, surtout lorsqu’on a eu la chance d’utiliser certains synthétiseurs de la belle époque afin de pouvoir effectuer une comparaison entre les deux.
Moog, E.M.S., A.R.P., ces noms célèbres évoquent aussitôt l’âge d’or de la musique des années 60 et 70, alors qu’une certaine catégorie de musicien venait de mettre le pied sur un continent inconnu et que tout restait à découvrir. L’attrait du public envers ces nouvelles sonorités aura provoqué un élan spectaculaire de la part de beaucoup de constructeurs d’instruments électroniques, qui rivaliseront d’ingéniosité et d’innovation pour donner forme à un nouveau genre de musique dont les échos se font encore entendre aujourd’hui dans tous les aspects ou presque de la musique populaire. Mais c’est bien plus tard qu’apparaitra la technologie VST créée par Steinberg (1996), et dans la foulée apparaitra bientôt un concept novateur qui se proposera d’émuler ces instruments, c’est à dire imiter le comportement physique des synthétiseurs en fournissant leur équivalent logiciel.
Lire la suite
Parmi tous les grands classiques de la science-fiction moderne, le fameux roman » DUNE » (1965) de Frank Herbert (1920-1986) occupe une place à part de par son envergure, son originalité et sa puissance narratrice. Mais c’est aussi par la qualité de son écriture et son importance fondamentale dans la littérature consacrée au genre qu’il revendique tout naturellement le titre de chef-d’oeuvre de la science-fiction. Point de départ d’une gigantesque épopée s’étendant sur des milliers d’années, (le cycle initial complet de DUNE comporte 6 romans), le roman originel propose au lecteur un véritable voyage initiatique dans un univers fascinant où se côtoient l’aventure, la trahison, l’amour, la guerre, les prophéties, le thème du messie et la fin d’un monde…
Outre le fait d’avoir réussi à écrire une histoire captivante, le propre du génie de Herbert aura sans doute été sa capacité stupéfiante à imaginer un univers complet et cohérent jusque dans ses moindres détails, avec ses peuples, ses coutumes, ses langages, sa technologie, sa religion, ses planètes… dont il existe même une cartographie précise imaginée par l’auteur!
Lire la suite
En Novembre 1976, une bombe musicale a explosé en France, et l’onde de choc a été suffisamment puissante pour se propager partout dans le monde. Je veux bien sûr parler de la sortie de l’album ¨Oxygène¨ du compositeur français Jean Michel Jarre. Entièrement composé et réalisé par Jarre dans la cuisine de son appartement parisien avec un enregistreur huit pistes, Oxygène deviendra pourtant un album mythique, une référence incontournable dans le monde de la musique électronique et ses 15 millions d’exemplaires vendus jusqu’à ce jour en font un des plus grands succès de la musique française. Outre ses qualités musicales indiscutables, cet album a ceci de particulier qu’il aura sorti définitivement la musique dite ¨électronique¨ du milieu underground dans lequel elle stagnait depuis ses débuts, faisant le pont entre ladite musique électronique et la pop.
Là où ses prédécesseurs germaniques (Kraftwerk, Tangerine Dream, Ash Ra Tempel) se caractérisaient par une approche froide et robotique, la musique de Jean Michel Jarre aura apporté l’éclat et la passion dans une approche toute latine de la composition musicale, proposant une oeuvre puissante mais également remplie de nuances et de contrastes.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 10 mars 2011 • Classé dans :
Musique
On a constaté que la nature et l’environnement qui nous entoure est entièrement construit à partir de formes géométriques de base, lesquelles semblent surgir du néant pour instaurer un ordre logique et mathématique au sein d’un désordre apparent. Dans un monde où l’aléatoire recule de plus en plus, chaque solide remplissant un espace donné semble obéir à des lois de nature mathématique qui s’étendent à tous les domaines observables par l’homme, que ce soit au niveau des végétaux, des minéraux, des structures astronomiques ou des particules subatomiques.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 30 décembre 2010 • Classé dans :
Mao
Il existe sur internet un très grand nombre de logiciels musicaux qui couvrent à peu près tous les aspects de la création musicale. Qu’on parle de logiciel multipiste, d’effet, de plugin VST, de séquenceur ou d’éditeur audio, le choix est plus que vaste. Réalisés par des développeurs indépendants et avec des résultats souvent très inégaux, quelques-uns de ces logiciels réussissent toutefois à faire l’unanimité par leur conception originale, leur sonorité ou encore leur qualités globales qui n’ont rien à envier aux grands logiciels commerciaux. Avec un peu de patience et surtout de bons choix à ce niveau, il est tout à fait possible d’obtenir des résultats étonnants, voire spectaculaires, ce qui aidera à obtenir un « son » le plus personnel et original possible. J’aimerais vous présenter trois logiciels qui sortent vraiment du lot pour des raisons différentes, mais qui ont tous en commun l’originalité, l’aspect utilitaire et les attributs qui vous aideront à concrétiser au maximum vos idées de création originales. Il s’agit d’un éditeur de partition de batterie, d’un effet pour enjoliver vos pistes de batterie ou de percussion et enfin d’un synthétiseur monophonique à la sonorité extraordinaire.
Lire la suite
En cette ère où les communications électroniques ont révolutionné la planète, où la majorité des gens sur les cinq continents ont désormais accès à tous les renseignements voulus d’un simple clic, certaines expressions reviennent régulièrement dès qu’il est question de contrôle ou de censure de l’information. Dès qu’un fait divers met en lumière l’intrusion de l’état dans la vie privée des citoyens, il y a fort à parier que les mots « Big Brother » seront utilisés pour décrire dans une sorte d’amalgame péjoratif à la fois l’origine du contrôle et la méthode utilisée. Mais quelle est l’origine exacte de cette expression maintenant consacrée?
1984 est un roman fondamental de la science-fiction moderne écrit par George Orwell (de son vrai nom Eric Blair) et paru en 1949. Dénonciation rageuse du communisme et du totalitarisme en général, ce livre écrit au sortir de la deuxième guerre mondiale évoque de façon saisissante l’enfer quotidien dans une société totalitaire, dont le pouvoir est exercé avec une poigne de fer par un parti politique unique et tout-puissant: l’ANGSOC (socialisme anglais). Établissons d’emblée un parallèle révélateur: alors que dans le roman les mécanismes conduisant à la suppression de la liberté de penser et d’agir de la population par l’Angsoc seront minutieusement décrits; dans la réalité, l’expansion spectaculaire du communisme en Europe après la guerre soulignera toute l’urgence de préserver par tous les moyens possibles cette notion chère à l’être humain: la liberté. Ces craintes fort légitimes seront en quelque sorte exacerbées par la menace du totalitarisme stalinien qui s’est imposé avec énormément de vigueur suite à la disparition du national-socialisme allemand, et, par reflet, c’est dans un monde glauque, barbare et totalitaire que le personnage principal du roman, Winston Smith, cherchera la vérité et tentera de se libérer de l’emprise du parti et de Big Brother.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 23 novembre 2010 • Classé dans :
Artistes
Depuis la mort du mouvement Punk et l’apparition de la New Wave au début des années 80, on a vu un foisonnement de nouveaux genres musicaux en apparence tous très typés et qui ne semblent pas vraiment avoir de liens entre eux. Outre le Rock, la Dance Music, l’Alternatif, le Grunge et quelques autres grands courants considérés comme populaires, la musique dite « électronique » a elle aussi subie ce processus de diversification qui a vu la naissance de sous-catégories très spécialisées. Du Nouvel Âge à la Techno en passant par le Trance et l’Ambient, ce type de musique semble lui aussi s’enrichir régulièrement de nouvelles tendances originales, souvent innovantes et toutes aussi durables que les courants musicaux plus populaires dont l’hégémonie à la radio, dans les chaînes télévisuelles dédiées et internet, ne semble pas donner de signes de faiblesse.
Paradoxalement, on verra régulièrement la musique électronique faire des incursions dans d’autres styles beaucoup plus connus: qu’on pense alors aux voix synthétiques qu’on peut entendre sur plusieurs pièces de Madonna, aux arrangements de claviers de Depeche Mode ou encore aux rythmes mécaniques de Coldplay par exemple. Dans le même ordre d’idée, on verra des groupes de métal/progressif générer au clavier des sonorités purement industrielles et des artistes Rap et Hip-Hop utiliser des percussions entièrement numériques. La dispersion et l’emploi de ces sonorités provenant de la musique électronique dans quasiment tout l’univers musical contemporain est-elle simplement due au seul hasard ou s’agit-il seulement d’un phénomène de mode répandu un peu partout? Pour y répondre, il existe une piste qui mène à un groupe dont le rayonnement musical à travers les décennies est impossible à évaluer de façon précise mais dont l’influence est indéniable: Kraftwerk.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 21 octobre 2010 • Classé dans :
Artistes
En 1964, un coup de tonnerre secoua le monde de la musique classique. Le pianiste canadien Glenn Gould, le plus grand interprète de Bach du vingtième siècle, annonça au monde son intention de se retirer de toute vie publique afin de se consacrer à l’enregistrement et à la production d’émissions de radio pour Radio-Canada. Célèbre notamment pour ses deux interprétations des Variations Goldberg (1955 et 1981), Gould comparait malicieusement l’exécution musicale en public à un combat de gladiateurs dans la Rome antique, signifiant par là que si une seule erreur se produisait durant la performance publique, la réputation de l’interprète pouvait être entachée à jamais, tout comme la moindre erreur pouvait signifier la mort du gladiateur dans l’arène. Ce fut donc le début d’un long repli de l’artiste sur lui-même, et cette coupure avec le public fut totale jusqu’à sa mort en 1982, bien qu’il continuât à communiquer avec ses semblables par téléphone ou encore par le biais de sa secrétaire. Lire la suite
Écrit par :
Eric le 24 septembre 2010 • Classé dans :
Musique
Les pionniers du cinéma se sont emparés très tôt des oeuvres de la science-fiction moderne et donnèrent un nouveau souffle à ce genre « mineur » de la littérature. De par les thématiques abordées par ce genre, ils durent rivaliser d’ingéniosité afin de réaliser des truquages et autres effets spéciaux dont plusieurs se sont avérés être en leur temps de véritables prouesses techniques. En l’absence d’ordinateurs et de logiciels de modélisation 3D il fallait donner l’illusion du « vrai », et c’est avec un certain recul qu’on peut désormais affirmer que le cinéma de science-fiction aura été un moteur puissant dans le développement des technologies de l’image et même de l’informatique jusqu’à un certain point, puisqu’il fallait tout inventer afin de recréer les ambiances, les décors et les gadgets techniques par exemple.
Les premières incursions dans le domaine furent faites par le français Georges Méliès (Le voyage dans la lune (1902), 20 000 lieues sous les mers (1907), entre autres), mais il faudra attendre le cinéaste allemand Fritz Lang et son fameux Métropolis (1927) pour que soient jetées les bases fondamentales sur lesquelles le cinéma de science-fiction se construira.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 10 septembre 2010 • Classé dans :
Mao
Pour cette première chronique MAO (Musique Assistée par Ordinateur), j’aimerais vous présenter trois excellents plugins VST. Élaboré par Steinberg (Cubase), la technologie VST (Virtual Studio Technology) est apparue dans les années 90 et s’impose de plus en plus comme un choix logique dans la communauté des compositeurs de musique. En clair, il est désormais possible d’avoir accès à une variété infinie de sonorités et d’effets logiciels pour monter son propre studio d’enregistrement, ce qui aurait nécessité l’investissement de plusieurs milliers de dollars pour acquérir l’équivalent de façon hardware il y a seulement quelques années. De nos jours, un compositeur peut monter un studio d’enregistrement complet en MAO pour environ 5000$ et produire une musique d’une qualité sonore qui n’a rien à envier aux studios commerciaux à la condition d’être patient, de développer ses connaissances et surtout de tester l’éventail de plus en plus large des plugins VST, qui complèteront efficacement vos instruments analogiques traditionnels. Voici donc trois plugins VST de très grande qualité qui montrent à quel point cette technologie devra être prise au sérieux dans le futur.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 31 août 2010 • Classé dans :
Cinéma
Ce monument cinématographique, considéré par plusieurs (dont moi-même) comme étant LE film de science-fiction du dernier millénaire aurait-il encore besoin de présentation? Basé sur la nouvelle d’Arthur C. Clarke « The sentinel » écrite en 1948, « 2001: l’Odyssée de l’espace » magnifie le genre et fait brillamment la synthèse de plus de 100 ans de science-fiction moderne pour en arriver à poser quelques questions fondamentales: Quelles sont nos origines? Que sommes-nous? Quelle est notre destinée ultime?
Cette oeuvre de Stanley Kubrick sortie en salle en 1968 provoque encore de nos jours cette introspection profonde; et de par l’envergure des thèmes présentés, le spectateur ne pourra qu’être atteint par ce vertige existentiel qui fait de ce film une véritable expérience où chacun pourra tirer sa propre conclusion. Stanley Kubrick lui-même encourage le spectateur à ne pas tenter à tout prix de parvenir à une explication rationnelle du film, mais plutôt de se laisser porter par le rythme de l’oeuvre:
Lire la suite
» Un de ces jours, fit Joe avec colère, les gens comme moi se dresseront pour vous renverser, et la fin de la tyrannie des machines homéostatiques sera arrivée. Le temps de la chaleur humaine et de la compassion reviendra, et quand ça se produira quelqu’un comme moi qui sort d’une rude épreuve et qui a grand besoin d’un café chaud pour se remettre pourra se le faire servir, même s’il n’a pas de postcred à donner « .
- Joe Chip s’adressant à une machine dans Ubik, Philip K. Dick, 1969
J’ai relu il y a peu de temps le fabuleux roman de science-fiction Ubik, de l’auteur non moins fabuleux Philip K. Dick. Écrit en 1966 et publié en 1969, Ubik est généralement considéré comme étant l’un de ses romans les plus « Dickiens ». Ce roman majeur de la science-fiction moderne destine les protagonistes de l’histoire à une notion de dualisme philosophique où s’oppose la vie et la mort, le temps et le néant, la matière et l’esprit mais surtout la réalité et le rêve. Dans une complète distorsion des perceptions mentales où les personnages du roman alternent entre l’espoir et la mort, Ubik est omniprésent et semble contrôler de façon froide et inhumaine la destinée de l’humanité. Mais qui est Ubik au juste? L’auteur ne répond pas vraiment à la question. Qu’à cela ne tienne, même si on a parfois reproché à Dick la limpidité de sa syntaxe, on ne pourra que s’émerveiller devant l’imagination débridée de l’auteur, qui enfonce sans retenue le lecteur dans un gouffre vertigineux où il pourra s’interroger sur la finalité des choses, qu’il s’agisse de la signification symbolique des objets familiers ou des grandes interrogations existentielles.
Lire la suite
Écrit par :
Eric le 25 avril 2010 • Classé dans :
Musique
Une des visions les plus fascinantes de la science-fiction moderne concerne la technique de la terraformation, qui se donne pour objectif de modifier l’environnement inhospitalier d’une planète afin de rendre celle-ci habitable par l’humain. Mais parle-t-on vraiment de science-fiction?
Le terme « terraformation » (en anglais: « terraforming ») a été inventé en 1940 par l’écrivain de science-fiction américain Jack Williamson. Pris dans leur contexte technologique des années 40 et 50, les lecteurs de Williamson n’ont pu qu’être grandement étonnés par le concept avancé à l’époque par l’auteur, qui imagina différents moyens techniques utilisés par les humains afin de rendre habitable un environnement hostile et impropre à la vie. Toutefois, avec les avancées de l’astrophysique et de la connaissance accrue des planètes qui composent notre système solaire au cours des années 60 et 70, la terraformation est désormais considérée comme un des nombreux futurs possibles si on prend pour acquis que l’homme, fidèle à sa nature profonde, cherchera immanquablement à coloniser le système solaire dès que l’étendue de ses moyens techniques le lui permettra.
Lire la suite